Guide — Conformité
Checklist RGPD pour un SAV automatisé
Avant de brancher une IA sur les échanges avec vos clients, six points à vérifier concrètement : où vivent les données, qui y a accès, si elles servent à entraîner un modèle, et ce que vous devez pouvoir prouver en cas de contrôle.
1. Où sont hébergées les données ?
Première question à poser à tout prestataire : sur quel territoire sont stockés les tickets, les messages clients et les données de commande transitant par l'agent ? Un hébergement en France ou dans l'UE évite les transferts hors UE et les clauses contractuelles types à négocier avec un sous-traitant américain — c'est le choix par défaut de notre logiciel de SAV e-commerce. Demandez l'adresse physique du datacenter, pas seulement le nom du cloud utilisé — certains fournisseurs annoncent « région Europe » tout en repassant par une infrastructure soumise au droit américain (Cloud Act).
2. Le prestataire est-il un sous-traitant identifié, avec un DPA signé ?
Tout prestataire qui traite des données personnelles pour votre compte est un sous-traitant au sens du RGPD (article 28). Vous devez pouvoir produire un accord de traitement des données (Data Processing Agreement) signé, listant : la nature des traitements, les catégories de données concernées, la durée, et les obligations de sécurité du sous-traitant. Sans ce document, vous ne pouvez pas démontrer votre conformité en cas de contrôle CNIL — même si le prestataire est sérieux par ailleurs.
3. Les données servent-elles à entraîner un modèle tiers ?
Point souvent négligé : certains fournisseurs de modèles de langage réutilisent par défaut les données envoyées via leur API pour améliorer leurs modèles, sauf option de désactivation explicite. Vérifiez dans les conditions du fournisseur d'IA utilisé si vos échanges clients (messages, adresses, numéros de commande) peuvent être exploités à des fins d'entraînement, et exigez, si ce n'est pas déjà le cas, une clause de non-réutilisation contractuelle. C'est une question à poser explicitement, pas à supposer réglée.
4. Les droits des personnes sont-ils exerçables sur les données passées par l'IA ?
Un client peut demander l'accès à ses données ou leur suppression (articles 15 et 17 du RGPD) — y compris celles échangées avec l'agent IA. Vérifiez que vous pouvez, techniquement, retrouver et supprimer l'historique des conversations d'un client précis, pas seulement ses données de commande dans votre CMS. Si l'agent stocke des logs de son côté, demandez comment une demande de suppression y est répercutée.
5. Quelle est la durée de conservation des tickets et des logs ?
Le RGPD impose une conservation limitée à la finalité du traitement. Pour un SAV, une durée courante est de quelques mois à trois ans selon les obligations comptables ou contractuelles applicables — mais la durée doit être définie et documentée, pas laissée par défaut à l'infini par le prestataire. Demandez la politique de purge : est-elle automatique, sur quelle base, et couvre-t-elle aussi les journaux techniques (logs d'appels API, historiques de debug) qui contiennent souvent des données personnelles sans qu'on y pense.
6. La transparence sur l'usage de l'IA est-elle assurée (AI Act, article 50) ?
L'article 50 du règlement européen sur l'IA impose d'informer les personnes qu'elles interagissent avec un système d'IA, sauf si c'est déjà manifeste du contexte. Concrètement pour un SAV : une mention claire (« vous échangez avec un assistant IA ») en début de conversation, et un chemin simple vers un humain si le client le demande. Ce n'est pas une option esthétique — c'est une obligation qui s'applique à partir du 2 août 2026 et qu'il vaut mieux traiter dès la mise en place plutôt que de la retrofitter sous pression.
Voir comment c'est mis en œuvre : nos solutions par plateforme, l'architecture technique de l'agent.
Voir aussi : Comment automatiser le SAV e-commerce, IA souveraine et RGPD — ou tous les guides Bynevo Labs.
Notre stack, vos outils
Notre méthode
Nous déployons votre agent, du diagnostic au premier ticket résolu.
- 01
Cadrage
Diagnostic 30 minVous savez ce que l'agent fera, et ce qu'il coûte.
- 02
Déploiement
2–3 semainesUn agent sur-mesure, sur votre instance dédiée.
- 03
Mise en route
J+1 à J+21Vos premiers tickets traités en autonomie.
- Projet livré clé en main — agent, instance dédiée, formation de votre équipe.
- Vous gardez la main — chaque action sensible passe en validation tant que vous ne l'avez pas ouverte.
Questions fréquentes
Tout ce que vous voulez savoir.
Quelle différence avec un chatbot ?
Un chatbot répond avec du texte, souvent scripté. Notre agent agit : il lit la commande, interroge le transporteur, déclenche un remboursement ou une annulation via vos API. Le client n'a rien à faire de plus : son ticket est réglé dans la conversation, sans formulaire ni attente d'un humain.
L'agent peut-il dire n'importe quoi à mes clients ?
Non. Il répond uniquement à partir de vos contenus (FAQ, politiques, fiches produits) et des données réelles de la commande. Hors périmètre, il escalade vers un humain plutôt que d'inventer.
Je garde la main sur ce que dit et fait l'agent ?
Oui. Vous validez le ton, les réponses types et les actions autorisées : plafond de remboursement, validation humaine sur certains montants. Chaque action est tracée et désactivable.
Avec quels outils ça s'intègre ?
Shopify, WooCommerce, Magento ou stack headless via API. Côté logistique : Colissimo, Chronopost, Mondial Relay. Côté SAV : Gorgias, Zendesk, Front. Pour un ERP ou WMS spécifique, nous développons l'intégration.
Combien de temps pour le déploiement, et si ça ne fonctionne pas sur nos tickets ?
Comptez 2 à 3 semaines : connexion à votre boutique, reprise de vos contenus, calibrage du ton. C'est aussi ce que le diagnostic initial vérifie avant tout engagement — nous analysons vos tickets réels et vous disons ce que l'agent traitera. Pendant la mise en route, chaque réponse passe en validation humaine jusqu'à ce que les résultats soient au niveau. Et tout reste réversible : vos données et vos automatisations sont exportables à tout moment.
Mes données restent-elles vraiment en France ?
Oui. Votre instance tourne sur un serveur en France, chez un hébergeur français (OVHcloud, Scaleway), et le contrat est à votre nom : l'infrastructure vous appartient, nous l'opérons. Aucune donnée n'entraîne de modèle tiers, aucun transit hors UE. En mode souverain, le modèle est installé sur votre instance, sans appel externe. DPA fourni à la signature.
Combien ça coûte, au total ?
Le budget dépend de votre volume de tickets et du périmètre de l'agent : une mise en place unique, puis un forfait mensuel support et maintenance, chiffré pendant le diagnostic et figé avant tout engagement. Deux postes restent à part, facturés indépendamment par vos fournisseurs : l'hébergement de votre instance (une quarantaine d'euros par mois chez un hébergeur français) et la consommation de l'API Mistral, proportionnelle à votre volume de tickets. Montant du forfait figé dès le diagnostic, sans surprise.
Et si on veut arrêter, on est engagés ?
Non. Le déploiement est un projet livré : tout est à vous, exportable. Si vous souhaitez que nous continuions d'opérer, nous cadrons ça ensemble. Sinon, vous repartez sans dépendance.
Qui accompagne le projet après le lancement ?
Bynevo Labs, en direct. Un interlocuteur côté stratégie, une équipe dédiée qui opère et ajuste l'instance, sans intermédiaire.
Prochaine étape
Parlons de votre SAV.
Avant de parler solution.
30 minutes sur votre SAV : volume, canaux, ce qui vous prend du temps. Vous repartez avec un chiffrage, que nous travaillions ensemble ou non.
Sans engagement · nous répondons sous 24 h ouvrées